
Le BPM ou Business Process Management est la gestion des processus métiers. La mise en oeuvre d'un système de management par la qualité est du BPM dès lors qu'on ne cantonne pas le périmètre du BPM à l'automatisation informatique des processus.
Le BPM en plusieurs étapes...
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la modélisation |
l'optimisation | l'informatisation | la performance |
Piloter les processus
appliqués.
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| 1.
La modélisation. Il est essentiel de disposer d'un premier référentiel commun qui décrit le fonctionnement existant de l'entreprise. Bien entendu, la description des processus permet rapidement la détection d'anomalies qui doivent être immédiatement corrigées. Au cours de cette étape descriptive, il convient d'analyser les processus, les données échangées, les supports incluant les applicatifs informatiques. S'il s'agit de l'organisation d'une entreprise, il y a volonté d'identifier les KPI (Key process indicators), les avantages concurrentiels, les flux stratégiques, les gisements de productivité, les processus impliqués dans la compétitivité, la pérennité des composants. S'il s'agit de décrire les processus associés à l'emploi d'un logiciel, il convient de rendre la logiciel à la fois lisible et aisément accessible. Il existe de nombreux outils de modélisation et ces outils ont des objectifs précis. Modéliser pour faire du Workflow n'est pas toujours modéliser pour une compréhension humaine simplifiée. De même, la représentation graphique a son importance. Faut-il se conformer aux notations BPMN ou UML ? est-il important de pouvoir générer du BPEL ? Peut-on choisir un langage propriétaire tel que la méthode Qualigram ? Est-il pertinent de choisir Ossad ? La suite logicielle doit-elle inclure un moteur Workflow ? Faut-il introduire une gestion documentaire ? Les composants de l'organisation sont-ils référencés en base de données ? la publication doit elle être sur Intranet ? Bien entendu, les gammes de prix sont très étendues, le consultant, analyste des logiciels du marché, apporte des éléments décisifs dans le choix des outils. |
Processus décrit avec Viflow |
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2. L'optimisation. Le premier résultat à atteindre avec la
capitalisation des connaissances
autour du référentiel commun est la fédération et la collaborativité des équipes de l'entreprise.
On ne se contente plus de faire son travail et de connaître son
périmètre mais chacun comprend l'ensemble du processus dans lequel il
intervient. Le traitement des exceptions est amélioré par cet
élargissement de la connaissance. |
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3.
L'informatisation. Au niveau des deux premières étapes, les processus sont exécutés par les acteurs en fonction des graphes et documents mis à disposition par l'intranet de l'entreprise. L'application au quotidien de ces processus est dépendante du respect des règles par chaque acteur. Après tout, la consultation du référentiel n'est pas permanente et le travail "par habitude" engendre aussi des dérives. De plus, les temps morts entre chaque étape ne sont pas toujours maîtrisés et la garantie qu'un processus appliqué soit mené à son terme sans passer aux oubliettes n'est pas acquise. L'une des manières de se garantir du bon fonctionnement d'un processus est de le faire piloter par un programme informatique. C'est le moteur Workflow. Ce moteur Workflow connaît l'état des lieux de toutes les applications actives d'un processus et il est suffisamment instruit et capable pour tenir compte de toutes les règles qui régissent le flux et les informations attachées. Si on prend en compte quelques questions traitées dans le domaine de la qualité telles que le suivi des audits, le traitement des écarts, les non conformités internes, les incidents en clientèle... on simplifie aisément en considérant qu'il s'agit toujours d'un flux et d'un formulaire qui se remplit au fil du flux. La mise à disposition d'outils directement manipulables par les qualiticiens autorise ceux-ci à créer leurs propres traitements informatiques, à la fois respectueux des exigences normatives et des contraintes de l'entreprise. Les outils d'administration associés aux logiciels permettent un suivi dynamique du fonctionnement des processus appliqués. Détecter un phénomène répétitif permet de le corriger et ainsi d'améliorer la performance globale de l'entreprise. |
Faut-il un
logiciel unique |
| 4. La
performance.
Au bout du compte, il ne faut pas perdre de vue que l'investissement BPM est une démarche destinée à améliorer la performance. Quels sont les moteurs de cette amélioration ? La capacité à traiter l'incident est essentielle. Il faut mettre en place un processus générique de traitement de l'événement exceptionnel puis spécialiser ces processus de traitement. Mesurer la répétitivité et mettre en oeuvre les actions correctives qui doivent éviter que de tels événements se reproduisent. |
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La mise en place d'un système de management en
conformité avec les normes relatives à la qualité (ISO 9001, ISO TS16049,...)
est également une démarche de cartographie et de description des processus et
des procédures d'organisation de l'entreprise. A la suite d'une version 1994
axée sur l'assurance de la qualité et son référentiel documentaire, la
version 2000 de l'ISO est axée sur les fonctionnements transversaux et de ce
fait sur le processus. D'ailleurs la qualité implique tous les acteurs et elle
est nécessairement transversale.
L'informatisation des processus permet aussi d'envisager les traitements
relatifs à la qualité. Par exemple, le traitement des incidents rencontrés en
clientèle est un processus qui peut respecter un modèle constant et qui
utilise un formulaire d'enregistrement des données.